Escapade à Brouage
Nouvelle sortie, jeudi 15 mai, vers la cité qui a vu naître Samuel de Champlain, fondateur de la ville de Québec en 1608.
Sous la houlette de Jacques, comme d’habitude, nous sommes un petit groupe d’une dizaine à nous être inscrits pour faire connaissance ou à renouer avec ce lieu légendaire.
Le soleil est bien là et chauffe la pierre blanche de la vieille cité qui trône en majesté au milieu du marais. Brouage nous accueille entre ses remparts et une guide chaleureuse nous rappelle son histoire…
Comment imaginer que ce bourg qui compte aujourd’hui moins de 200 âmes fut l’un des plus grands ports d’Europe grâce au commerce du sel ? Les bateaux y affluaient du nord de l’Europe pour venir s’approvisionner de ce précieux or blanc, si utile pour conserver la morue des bancs de Terre-Neuve.
Comment imaginer que cette ville, marquée du sceau royal, a connu les disputes sanglantes entre catholiques et protestants au temps de Richelieu ? Qu’elle compta jusqu’à 4 000 habitants en ces temps-là ?
Nos pas nous conduisent ensuite vers l’Église. Nous découvrons un véritable joyau possédant trois immenses et magnifiques vitraux évoquant l’histoire de la « Nouvelle France ». Un authentique trait d’union avec nos amis canadiens qui ont financé sa restauration en mémoire de notre histoire commune.
Après la prise d’un rafraîchissement au « Café d’Antan », fort apprécié par tous, chacun flâne à sa guise dans les nombreuses boutiques et musées qui émaillent la rue principale.
On contemple une dernière fois les remparts : pas le temps, ni le courage, il fait très chaud, d’aller se promener sur le chemin de ronde où venait se lamenter tous les jours Marie Mancini, nièce de Mazarin et grand amour contrarié de Louis XIV pour raison d’Etat !
Jacques va reprendre le volant, direction Saint-George-de-Didonne. Et tandis que fusent les mercis, les sourires se lisent sur les visages, comme toujours quand nos amis sortent un peu du quotidien.
Récit de Nicole, 15 mai 2025